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Non, il ne faut jamais associer curcuma et pipérine !

Depuis quelques années, les publications affluent qui toutes vantent les incomparables mérites du curcuma, en tout cas des principes actifs contenus dans la racine et regroupés sous le nom de curcuminoïdes (dont la célébrissime curcumine).

Selon ces publications, la consommation régulière de curcuma sous forme concentrée permettrait de lutter contre l'inflammation, qu'elle se manifeste au niveau du cerveau, des parois vasculaires, des articulations, et dans tout le corps.

Consommer du curcuma aurait un impact positif sur le système immunitaire et même dans la prévention et dans la prise en charge des tumeurs cancéreuses, cette habitude alimentaire quotidienne stimulerait le système digestif, en augmentant la production des sucs et enzymes, et bien sûr en agissant localement sur les muqueuses gastriques et intestinales.

Nombreuses sont les études, in vivo et in vitro, qui vont dans ce sens.

 

LA BIODISPONIBILITE DES CURCUMINOÏDES

Parler de produit miracle est peut-être excessif, car il y a quand même un inconvénient majeur à notre "racine d'or", son manque de biodisponibilité par absorption insuffisante au niveau de la muqueuse intestinale.

Certains fabricants ont tout de suite trouvé de quoi pallier ce défaut grâce à différents "subterfuges".

Le premier consiste et c'est le plus répandu à ajouter de la pipérine, extrait de poivre noir qui a pour capacité d'augmenter la perméabilité intestinale et donc de faciliter le passage des curcuminoïdes dans la circulation générale. Nous verrons bien vite pourquoi cette méthode est une hérésie diététique.

D'autres méthodes ont été proposées, visant à augmenter l'absorption intestinale, comme l'association des curcuminoïdes à des phospholipides de soja, sous forme de "phytosomes", sorte de microscopiques "vésicules" supposées augmenter de presque 30% la biodisponibilité du curcuma.

L'utilisation des galactomannanes en association avec le curcuma liposoluble avait pour but de rendre cette substance hydrophobe soluble dans l'eau (ou presque) donc plus facilement assimilable.

Les galactomannanes sont des fibres végétales composés d'une longue chaîne de sucres (mannose) polymérisés. Ils sont présents dans les graines, essentiellement de légumineuses, et sont utilisés dans l'alimentation comme agents de viscosité ou de texture (gomme de guar, de caroube, gomme tara).

La méthode la plus récemment arrivée sur le marché nous vient d'un laboratoire allemand qui a mis au point un produit breveté, le NovaSol, dont nous savons peu de chose pour cause (légitime) de secret professionnel, si ce n'est qu'il associe curcuminoïdes et acides gras. Selon des données unilatérales provenant du laboratoire fabricant, l'absorption intestinale serait majorée d'un facteur 185.

 

POURQUOI IL NE FAUT PAS CHERCHER A AUGMENTER LA BIODISPONIBILITE DU CURCUMA ?

Toutes ces méthodes laissent à penser, d'autant plus qu'il est bien difficile d'avoir des informations objectives et complètes sur les différentes spécialités commerciales, certaines se cachant et avec raison derrière les obligations du secret industriel, d'autres n'hésitant pas à appliquer une politique agressive de dénigrement des concurrents, à l'aide d'accusations non démontrées scientifiquement.

L'association avec la pipérine, extraite du poivre noir, est une aberration diététique car reposant sur la capacité de celle-ci à augmenter la perméabilité intestinale.

Or, depuis les travaux de Jean Seignalet, disparu en 2004, la perméabilité intestinale est connue sans contestation possible pour être un des principaux responsables du Syndrôme Digestif, un ensemble de pathologies associant autisme, schizophrénie, maladies auto-immunes, intolérances et allergies, immunodéficiences et perturbations immunitaires...

Malheureusement, la grande majorité des thérapeutes prescrivant à tour de bras l'association curcumine / pipérine, et la grande majorité des utilisateurs, semblent ignorer ce "détail".

 

Toutes les techniques visant à augmenter l'absorption intestinale, même sans pipérine, négligent un point important: les curcuminoïdes sont des molécules naturelles, avec leurs caractéristiques propres, leur énergie vibratoire propre, et cette identité consiste en une action localisée au niveau intestinal, et à faible dose au niveau général.

Il s'agit donc là d'un mécanisme naturel et vouloir forcer les curcuminoïdes à franchir la muqueuse intestinale est une démarche non naturelle ne pouvant qu'amener de graves effets secondaires.

 

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image : Marco Verch CC by 2.0

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