· 

Pour qui sonne le glas ?


POUR QUI SONNE LE GLAS?

 

 

Lama Chimé Rigdzin Rinpoché, enseignant Niyngma

Le pouvoir de l'intention est tel que quelques centaines de bonnes volontés mises en commun peuvent changer les choses.

Radicalement.

 

 

 

 

La foi, celle qui vient du coeur, celle qui échappe à la raison, celle qui transcende l'impossible en possible, est toute puissante. Je ne parle pas de la Foi du charbonnier mais de celle du colibri qui avec quelques gouttes d'eau dans son bec éteint l'incendie.

Nous les Bouddhistes l'appelons Boddhicitta, la Voie du Coeur.

Sauver le monde est impossible, certes, mais comme nous l'ignorons, nous le sauverons, tous ensemble.

Nous sommes tous magnifiques. Et tout puissants.

Péril en la demeure

 

Il y a dix ans, lors de ma - modeste - participation aux "Grenelles de l'environnement" qui allaient se révéler n'être, comme de nombreux sommets et colloques internationaux sur le sujet, qu'une vaste fumisterie, j'avais émis l'hypothèse qu'il ne fallait plus compter en décennies mais en années avant de basculer dans le non-retour.

Pour cela au moins j'avais raison et même si on continue à faire taire les Cassandre "trubliones" et les lanceurs d'alerte empêcheurs d'exploiter en paix, quand ils nous mettent en garde contre les crimes perpétrés impunément et sans vergogne contre l'écologie, nul ne doute plus de l'imminence de la catastrophe. Tous les journaux télévisés s'en font l'écho jusqu'à la banalisation, ce qui ne les empêche pas dans la foulée d'encenser les politiques tellement fiers quand les chiffres de la croissance sont positifs.

Et juste comme ça, en passant, vous êtes vous déjà demandé à quoi pouvait bien mener une croissance positive en vase clos?

J'avais aussi exprimé à l'occasion de ces Grenelles mon espoir que la prise de conscience sincère qui animait déjà nombre d'entre nous, souvent réunis pour des actions plus efficaces en associations - car seul, l'humain est un animal nu et sans défense - allait s'étendre d'une part aux politiques qui pour l'instant ne voyaient qu'argument électoral dans l'écologie, d'autre part aux financiers et capitaines d'industrie qui eux n'y voyaient que grain à moudre pour leurs campagnes publicitaires.

Naïf et candide que j'étais!

Car rien n'a changé et dix ans après, l'élite campe toujours sur ses positions d'ultra privilège.

Le matin ses membres prônent trémolos dans la voix et main sur le coeur la nécessité et l'urgence de prendre des mesures concrètes contre le réchauffement climatique (qu'en est-il à ce jour, à part l'instauration de la taxe carbone à laquelle sacrifient tous les habituels taillables et corvéables à merci?). Et l'après-midi ils légifèrent sur la levée de l'interdiction du glyphosate et l'instauration des échanges commerciaux transatlantiques visant à inonder le marché européen de produits états-uniens ou canadiens.

La mondialisation serait-elle en train de faire la peau au concept pourtant salvateur du "consommer local"?

Hypocrites et tartuffes.

Oublié le réchauffement climatique pour cause d'intérêt financier majeur privé et non public, et les ours blancs peuvent continuer à se morfondre de désespoir sur leur banquise en fusion, la Nomenklatura ne lèvera pas le petit doigt pour leur venir en aide.

Les aficionados de la Croissance ne pensent pas. Ils jouissent. Ils se gavent.

Car le principal problème est peut-être là. Il n'y a pas, il n'y a jamais eu de démocratie dans un monde où quelques milliers de nantis possèdent à eux seuls quatre-vingt dix-neuf pour cent des richesses planétaires, en laissant aux quelques sept milliards de péquins qui restent juste de quoi survivre et s'entredéchirer, juste de quoi rester en dessous du seuil de la révolte.

L'anthropocène, un système élitiste, appropriateur et thermo-industriel

Initialisée au début du XIXème siècle par l'invention de la machine à vapeur, l'ère industrielle annonçait aux utopistes de l'époque des lendemains qui chantent. En fait elle inaugurait le début du règne planétaire d'un système mortifère et la machine n'allait pas soulager la peine des humains mais les assujettir davantage encore à l'autorité suprême de la croissance et du progrès. En même temps qu'elle permettait à quelques opportunistes de se gaver, avec un appétit gargantuesque et en toute illégitimité, de richesses sur lesquelles ils n'avaient aucun droit.

Peu à peu allait s'installer la tyrannie absolue du consumérisme, avec un premier point culminant dans les décennies d'après guerre, celles qu'on allait surnommer les trente glorieuses, et un second point culminant, le dernier, aujourd'hui, et dont le symbole pourrait bien être le Smartphone, la tocante connectée ou un autre indispensable gadget de même acabit.

On peut s'interroger sur l'aveuglement de ces Grands Inconnus qui entre leurs mains tiennent les rênes de la finance, de la production, de l'information, de la justice même et donc des forces de l'ordre, car ils ont le pouvoir de tout changer en prenant les bonnes décisions. S'il ne le font pas, et ils ne le feront jamais, est-ce parce que l'ivresse du pouvoir et de l'argent est trop forte, ou encore parce qu'ils sont persuadés de pouvoir échapper au déluge dans je ne sais quelles arches, refuges suprêmes, sanctuaires inexpugnables où pouvoir poursuivre sans vergogne et hors de tout danger leurs orgies consuméristes, loin du peuple en agonie?

Mais c'est oublier qu'il n'y aura jamais aucune arche, aucun refuge, aucun sanctuaire capables de protéger l'Humain contre la pire de ses diaboliques inventions, la super bactérie, le super virus créés à la fois par l'ignorance de l'apprenti sorcier et la méchanceté crasse du savant diabolique qui se prend pour un Dieu, mauvais et exterminateur, investi dans je ne sais quelle satanique croisade. Edgar Alan Poe, dans sa nouvelle "le masque de la mort rouge", nous décrit sans équivoque le sort funeste qui frappe ceux qui dans leur arrogance sans borne se croient à l'abri des lois suprêmes.

Encore quelques petites décennies et Pseudomonas, Escherichia coli, staphylocoques dorés et autres streptocoques, et j'en passe, parmi les plus dangereux, seront devenus totalement antibiorésistants.

Quelques remarques hors sujet mais non dénuées d'intérêt

Pour information, certains actifs végétaux qui eux respectent les messages biologiques subtils continueront à rester efficaces contre la pathogénicité, comme les huiles essentielles de Manuka, de Tea Tree, de gingembre, ou les feuilles d'olivier, le basilic sacré, le thym, et bien d'autres...

C'est une autre histoire que je vous conte par ailleurs, une histoire belle comme celles que nous content les fées, une histoire faites de Déités de la nature tutélaires, de potions magiques, d'herbes sacrées qui soignent nos coeurs fragiles, nos esprits déboussolés, nos cellules cancérisées, nos organismes empoisonnés.

Sans passer par l'Officine.

Ce qui contrarie profondément les Grands Labos qui ne rêvent que d'une chose, faire main basse sur ces richesses naturelles auxquelles tout un chacun a libre accès, devrait avoir libre accès, privatiser à leur profit exclusif ce qui est notre bien à tous.

Dans un monde bien policé, bien rangé, bien exploité, seuls les produits estampillés, labellisés, brevetés, "code barrés", contrôlés par la moderne Sainte Inquisition, ont droit de cité, pour notre plus grand bien, notre bien être et notre santé. Disent-ils.

La phytothérapie n'est pas facile à "brevètiser". Les plantes sauvages sont à tout le monde. La phytothérapie n'est pas assez rentable, elle peut même être gratuite pour celui qui sait où et comment récolter. La phytothérapie est concurrentielle avec toutes ces molécules brevetées synonymes de profits et d'effets secondaires eux-mêmes pris en charge par d'autres molécules synonymes de profits et d'effets secondaires eux mêmes pris en charge par d'autres molécules synonymes de profits et d'effets secondaires...

Ad vitam aeternam...

La pérennité du système est assurée, basée non pas sur la guérison ou la prévention des maladies, mais sur le maintien à long terme de l'état de "dépendance pharmacologique".

Un patient mort est un patient perdu, un patient guéri est aussi un patient perdu.

Aujourd'hui, l'espoir

Il n'est plus temps d'agir pour sauver ce système basé sur l'appropriation des richesses, l'absence de partage, la manipulation, la propagande, l'injustice, un système qui n'a perduré jusqu'à ce jour que sur la division, sur l'entretien des conflits, sur la culpabilisation.

Jeter les exploités les uns contre les autres, encourager le racisme, toutes les formes de racisme, monter en épingle les différences, ethniques, culturelles, sociales, étaient garants de la pérennité de ce système qui pourtant s'est lui-même condamné à une mort lente et douloureuse.

La responsabilité est lourde pour les gestionnaires et initiateurs du système au plus haut niveau, d'autant plus lourde qu'ils ont la possibilité de changer les choses, juste en renonçant à une part et à une part seulement de leurs profits colossaux.

Mais à un autre niveau, un niveau certes moindre mais non négligeable, la complaisance et la lâcheté ordinaires des peuples leur font endosser à eux aussi une responsabilité qui n'est pas anodine. Et quand je parle de peuple je ne fais pas référence à une entité multiforme et impersonnelle, je pense à des individus, à des êtres sensibles et pensants en qui nous pouvons tous nous reconnaître. Vous et moi.

Jeter son mégot par la fenêtre de sa voiture, déposer un pot de Nutella dans son panier, skier sous cloche climatisée et sur une poudreuse digne de Courchevel en plein coeur du désert, réserver une semaine de croisière sur un paquebot aux dimensions et à l'appétit énergétique délirants, laisser tourner le moteur de sa voiture sur le parking de la supérette pour profiter de la "clim" en attendant que Madame - ou Monsieur - ait fini ses courses...

La liste des petites compromissions et trahisons du quotidien est interminable et tout cela finit par faire une sacrée montagne d'incivilités.

La veule compromission ne concerne pas que l'égoïsme écologique et la participation active ou passive à l'empoisonnement des milieux, il touche aussi à l'oubli de l'ouverture spirituelle, de la compassion, de l'empathie.

Tant que certaines et certains hurleront encore leur joie sadique devant le meurtre du taureau, tant que nos chers bambins s'exciteront, pour certains jusqu'à l'épilepsie, sur les jeux vidéos orchestrant virtuellement mais avec tellement de réalisme massacres de masse à l'arme de guerre ou à l'arme blanche, tant qu'on ne respectera pas l'animal comme un être sensible à part entière, la route à parcourir sera encore bien longue et bien ardue.

 

C'est pour ce système thermo industriel QUE SONNE AUJOURD'HUI LE GLAS. Inéluctablement. Pas pour l'Humanité, pas pour la Vie et même si de nombreuses espèces ont déjà sombré dans l'insondable du temps.

LA VIE NOUS SURVIVRA.

Et même si toutes les espèces disparaissent sous les tornades nucléaires nées des centrales en déshérence et livrées à elles-mêmes jusqu'à l'autodestruction, la vie continuera, le Plan n'est pas encore arrivé à son terme.

Les bactéries, les Divines Bactéries qui furent le souffle suprême animant la matière forment la matrice universelle garante de toutes les formes de Vie. C'est par elles que la grande aventure a commencé, s'est perpétuée, et ce sont elles peut être qui sonneront l'hallali final visant à éradiquer l'indésirable, le pervers, le malfaisant, l'Humain. L'humain qui ne respecte rien, autre que son seul caprice et qui viole jusqu'aux principes les plus essentiels, les plus sacrés.

Et peut être alors, l'humain disparu, toutes choses pourront renaître de leurs cendres, grâce encore aux Divines Bactéries, et inaugurer une ère nouvelle, paradis terrestre retrouvé.

Une agonie qui sera peut-être longue et douloureuse, faite de crises sociales, d'affrontements ethniques, de pillages, de massacres, d'épidémies, de catastrophes naturelles... Car quand la famine aggrave la crise, les pires instincts se réveillent dans le coeur des humains. Ces pires instincts ne sommeillent pas, ils ne dorment jamais d'un sommeil de plomb. Ils sont toujours prêts à se réveiller.

Mais quoi qu'il en soit et même s'il faut repartir à presque zéro, à partir des premières cyanobactéties qui nous ont précédés de trois milliards d'années, LA VIE NOUS SURVIVRA et c'est pour la société humaine que l'on connaît, que l'on cautionne, QUE SONNE AUJOURD'HUI LE GLAS.

 

Il ne tient qu'à nous, Humains, de transformer la musique funèbre en chant d'allégresse et de nous redonner un avenir.

Demain, le renouveau, le message oublié du bouddhisme tibétain

Padmasambhava, le Précieux Maître né du Lotus, est un maître bouddhiste particulièrement vénéré par le peuple du Pays des Neiges, le Tibet, pour y avoir apporté à la fois les enseignements bouddhistes et la médecine.

Padmasambhava, appelé aussi Guru Rinpoché ou littéralement "Le Maître Précieux" a non seulement transmis les enseignements du Bouddha Shakyamouni mais aussi laissé au monde des enseignements cachés, des Trésors ou Termas susceptibles d'être découverts par des êtres inspirés, missionnés, au moment où le besoin s'en fait sentir, parce qu'ils sont indispensables à la résolution de certains problèmes propres à certaines époques.

Padmasambhava avait anticipé la fin de notre système consumériste, égoïste, pervers parce que toute notion de partage et d'égalité y est absente.

"Dans les temps futurs, l'Humanité souffrira de nombreuses destructions, famines, épidémies, dues à la perte de la conscience spirituelle et de la compassion. J'ai laissé de nombreux enseignements secrets sous la forme de trésors cachés qui seront révélés au moment opportun".

C'est dans ces termas ou trésors cachés transmis par Padmasambhava que se trouvent les solutions à mettre en oeuvre non pas pour permettre à notre système de survivre, il n'en vaut pas la peine, MAIS POUR QUE LA TRANSITION VERS UN NOUVEAU PARADIGME SE FASSE SANS HEURT, SANS VIOLENCE, SANS DESTRUCTION, SANS HAINE.

Cet enseignement s'accompagne de pratiques accessibles à tous, même aux non bouddhistes, et je vous propose d'en prendre connaissance, cela s'appelle "Les Voies Lumineuses de l'Eveil".

Nous ne sauverons pas ce monde et nous n'en avons nulle envie, nous ne le détruirons pas par la violence, mais c'est en mettant nos forces en commun que nous offrirons à la VIE un nouvel et bel avenir.

 

 

Lama Chimé Rigdzin Rinpoché

(Christophe Girardin Andreani)

 

Informations & contact

 

Christophe Girardin Andreani a reçu du vénérable Khamdu Rinpoché, à Dharamsala (Inde du Nord) le nom et le titre de Lama Chimé Rigdzin Rinpoché. Il est dépositaire de plusieurs Termas ou Trésors cachés directement inspirés par Padmasambhava et qui sont réunis, sous une forme accessible à tous, sous le titre "Les Voies Lumineuses de l'Eveil".

Ces enseignements sont transmis à différents endroits, en Corse, en France continentale, et deux fois par an en Inde du Nord, à Dharamsala.

 

https://sangha-rigdzin.com

 

 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.