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Comment le sucre devient il le carburant du cancer ?

La mitochondrie et la production énergétique

Les cellules eucaryotes animales ont besoin d'énergie pour vivre, pour fonctionner, pour se diviser, et cette énergie leur est fournie par la combustion du glucose au sein de la mitochondrie, un organite intracytoplasmique qui a encore bien des secrets à nous révéler.

Les cellules eucaryotes  végétales fonctionnent différemment, leur énergie provient de la lumière du soleil qui, grâce au mécanisme de la photosynthèse, se  transforme en énergie utilisable par la cellule.

Mais la mitochondrie est bien plus qu'une simple centrale productrice d'énergie. Cette minuscule structure, présente dans chacune de nos cellules (sauf les hématies ou globules rouges qui n'en contiennent pas) entre 200 et 3000 unités par  cellule, provient d'une bactérie qui par le mécanisme de l'endosymbiose ("L'univers bactériel", Lynn Margulis, Editions Albin Michel, 1989) s'est intégrée à une cellule eucaryote qui ainsi a pu acquérir l'indépendance énergétique.

Associée à la capacité de se mouvoir, capacité acquise quant à elle grâce à la fusion avec une autre bactérie proche de nos  modernes spirochètes (dont certaines espèces appartenant au genre Borrelia sont impliquées dans la maladie de Lyme), l'indépendance énergétique a permis aux cellules eucaryotes de se développer, d'évoluer, d'acquérir de nouvelles spécificités, d'occuper de nouvelles niches et de s'associer entre elles pour créer toute  la biodiversité que l'on connaît.

En plus d'être la structure responsable de la production énergétique au sein de la cellule eucaryote humaine et animale, la mitochondrie, ancienne bactérie devenue organite  intracytoplasmique, gère toute la vie cellulaire.

C'est la mitochondrie qui décide et organise la division cellulaire, mais aussi enclenche les mécanismes de l'apoptose, l'auto destruction de la cellule devenue  inefficace et même dangereuse par sénescence, oxydation, cancérisation. La mitochondrie agit donc dans ce cas comme un élément du système immunitaire dirigé contre les cellules malignes tumorales.

Or les recherches les plus récentes, décrites notamment dans  l'ouvrage du Docteur Laurent Schwartz "Cancer: un traitement simple et non toxique", décrivent les mécanismes initiaux de la  cancérisation cellulaire non pas au niveau du matériel génétique par une lésion consécutive à un stress oxydatif, comme on l'a cru depuis longtemps, mais par une perte de fonctionnalité au niveau de la mitochondrie.

Selon cette théorie,  le cancer serait donc une pathologie  beaucoup simple qu'on l'a cru jusqu'à présent, une pathologie d'origine métabolique, liée à une consommation excessive de   mauvais sucres, ces sucres enfants chéris des industriels de l'agro-alimentaire car sources de considérables profits, saccharose raffiné, fructose raffiné, sirop de glucose, sirop de fructose, sirop de maïs.

 

Prenez la peine de lire les étiquettes des aliments industriels et vous  verrez que ces tueurs sournois sont présents partout, et pas seulement dans les viennoiseries et autres produits sucrés mais également dans une large gamme d'aliments transformés, en conserve ou surgelés.

 

Les méfaits liés à une consommation excessive  de sucres raffinés industriels sont bien connus:

- résistance à l'insuline, prédiabète et diabète,

- obésité, surpoids,

- carence en sérotonine, états dépressifs, boulimies, troubles du comportement,

- maladies cardiovasculaires, hypertension et  athérosclérose,

- inflammation chronique, ostéoporose, décalcifications,  douleurs articulaires, lombalgies,

- cancers.  

Les mécanismes initiaux de la cancérisation mitochondriale, l'effet WARBURG

Le métabolisme énergétique sain de la cellule saine repose sur la combustion intra mitochondriale du glucose. Le glucose pénètre dans le cytoplasme de la cellule, puis dans la mitochondrie, à cet endroit il sera transformé en pyruvate qui est le véritable carburant de la mitochondrie.

La cellule importe également de l'oxygène car le métabolisme du glucose est une combustion donc une oxydation. Oxygène et pyruvate sont associés dans la mitochondrie qui va les transformer en ATP, Adénosine Tri Phosphate qui est la forme de stockage de l'énergie, une énergie toujours disponible selon les besoins. La cellule rejette de l'acide lactique qui est le déchet métabolique de la combustion du glucose.

Quand le sucre fourni  à la cellule est de mauvaise qualité parce que raffiné et non naturel, la mitochondrie ne peut le brûler, le glucose en excès est utilisé d'une part dans d'autres voies métaboliques (synthèse d'acides nucléiques ou de protéines), d'autre part en produisant plus d'acide lactique.  

Comme un moteur alimenté par un carburant inadapté, la mitochondrie "s'encrasse" jusqu'à perdre toute efficacité.La mitochondrie ne peut produire que peu d'énergie, le rendement s'effondre d'un facteur 16, car si une cellule normale produit 32 molécules d'ATP par molécule de glucose, la cellule cancéreuse ou en phase de cancérisation n'en produit plus que 2 .

 

Otto Warburg, médecin allemand qui avait déjà décrit ce phénomène dans les années vingt - on parle aujourd'hui "d'effet  Warburg" - désigne cette chaîne de réactions biochimiques sous le nom de "glycolyse anaérobie", ce qui signifie tout simplement "production d'énergie à partir du glucose sans oxygène".

 

En fait et de façon schématique nous dirons que le cancer peut avoir de multiples causes primaires, psychologiques, traumatiques, toxiques,  infectieuses, oxydatives, mais que le passage obligé vers l'apparition d'une tumeur maligne est la perte de fonctionnalité de la mitochondrie,  de plus celle-ci n'est plus en état de commander l'apoptose de la cellule en phase de cancérisation.

C'est donc doublement que la déficience mitochondriale intervient dans la cancérisation, d'une part en devenant incapable d'assurer la transformation du glucose en énergie, d'autre part en ne détruisant pas par apoptose  la cellule devenue cancéreuse.

 

Un autre mécanisme à prendre en compte dans les relations entre sucre et cancer est le besoin incoercible que la cellule cancéreuse présente pour le sucre, elle en est boulimique à tel point que  la technique d'imagerie médicale utilisée pour visualiser la présence de cellules cancéreuses dans un organisme, consiste à injecter du sucre marqué par isotopes radio actifs (qui se concentrera dans les cellules malignes).

Le sevrage du sucre raffiné, un maillon important du traitement et de la prévention du cancer?

Certains nutritionnistes préconisent la suppression pure et simple de tout apport sucré, ce qui peut paraître un non sens compte tenu du fait que le glucose est l'aliment énergétique "normal" de la cellule. Remplacer le régime naturellement glucosé par le  "régime des corps cétoniques" ne fait qu'engager l'organisme sur une voie métabolique de substitution et de ce fait non naturelle puisqu'elle ne s'installe que dans un contexte de carence.

En tout état de cause, de nombreuses études  ont démontré l'importance du sucre dans les différentes étapes de la cancérisation et dans l'évolution de la  tumeur.

Il semble que  plutôt que le sucre sous forme naturelle, chimiquement mais aussi accompagné de fibres et d'autres  substances nutritionnelles comme vitamines, oligo-éléments, antioxydants, comme le fructose ou l'amidon ou encore le glucose présents dans les végétaux ne soit pas impliqué dans les mécanismes pathogènes dont nous venons de parler.

C'est le sucre sous forme raffinée, fortement oxydant, pro-inflammatoire, acidifiant qu'il convient de proscrire de l'alimentation, et de façon drastique.

 

De nos jours les scientifiques ont accumulé les recherches visant à identifier certaines substances naturelles  capables de lutter contre le cancer, substances dont la prescription serait bien sûr associée à une suppression totale du sucre raffiné :

 

- extrait de Garcinia cambogia (hydroxycitrate), qui agit en inhibant une  enzyme, la citrate lyase, indispensable à la construction des parois cellulaires,

- l'acide alpha-lipoÏque, cofacteur de la pyruvate déshydrogénase, indispensable au  métabolisme du glucose,

-  la bromélaine, extraite de la tige de l'ananas,

 

- l'extrait de racine de pissenlit (l'approche botanique est complexe, le nom de pissenlit désigne  de nombreuses espèces du genre Taraxacum, ce qui est l'appellation juste, mais aussi d'autres espèces de la famille des astéracées, c'est près de 300 espèces qui sont ainsi identifiées en France.

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