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Les parasites intestinaux interviennent ils dans le comportement des sujets atteints par la maladie de Lyme ?

Nous savons déjà que les relations des organismes eucaryotes avec les bactéries sont d'une infinie complexité et reposent sur une logique de partage et de cohabitation fusionnelle positive.

Qu'en est-il avec les parasites qui font en ce qui les concerne partie des eucaryotes? Il semblerait que la cohabitation soit la source de nombreux conflits et de bien des désagréments pour l'hôte parasité.

 

L'exemple des oxyures est particulièrement intéressant et nous montre qu'il existe, sinon une intelligence, du moins une stratégie cohérente visant à assurer la pérennité de l'espèce (au détriment de l'hôte, c'est le principe du parasitisme).

Les femelles oxyures attendent pour pondre que le sujet entre en repos, les oxyures sont des visiteurs du soir.

Pour pondre donc, les femelles oxyures attendent la fin de la journée pour migrer vers la région distale du tube digestif où elles pondent leurs oeufs en même temps qu'elles sécrètent et ce n'est pas anodin une substance irritante.

Le sujet dérangé par les démangeaisons anales ne peut résister à la tentation du grattage, ce qui provoque la contamination des doigts et des ongles par les oeufs en attente d'être ingérés pour pouvoir accomplir leur cycle de développement.

Nul ne sait ce qui peut inciter les femelles oxyures à libérer cette substance urticante sans laquelle il n'y aurait ni grattage, ni manuportage, ni ingestion des oeufs. Sans substance urticante il n'y aurait peut-être plus d'oxyures, tout simplement?  

 

L'exemple des toxoplasmes Toxoplasma gondii, est encore plus surprenant.

Ces parasites pour se développer ont besoin de coloniser l'intestin des chats. Les rongeurs atteints de toxoplasmose perdent tout instinct de survie et toute peur des chats, jusqu'à se jeter sans la moindre hésitation dans la gueule du... chat. Ce qui permet aux toxoplasmes de se développer sans le moindre problème dans l'intestin des chats. Sans cette altération du comportement des rongeurs, là aussi, il n'y aurait peut-être plus de toxoplasmes.

 

Ce qui est encore plus interpellant c'est que des études diligentées chez l'humain ont démontré que les victimes d'accidents de la route, du travail, du sport ou domestiques, les sujets à tendance suicidaire ou présentant des conduites à risque, les schizophrènes, sont largement plus contaminés par les toxoplasmes que les "pantouflards". Que faut-il en conclure?

En tout cas une question se pose, et la réponse à cette question, si elle est positive, présente des implications thérapeutiques encourageantes.

 

Compte tenu des nombreuses altérations comportementales présentées par les malades de Lyme surtout en phase chronique, les parasites intestinaux (donc en dehors de Babesia parasite sanguin intraglobulaire que l'on connaît comme agent probable de co-infection) peuvent-ils jouer un rôle prédominant dans la mise en place et le développement de cette pathologie, par une manipulation insidieuse du comportement des malades.

Jusqu'à présent et c'est peut-être un tort, ascaris, oxyures, toxoplasmes et autres parasites intestinaux n'ont jamais été suspectés d'intervenir dans les mécanismes pathologiques de la maladie de Lyme.

S'interroger sur les interférences possibles de ces parasites par trop discrets dans le syndrome global de Lyme est une approche complètement nouvelle de la compréhension de l'étiologie de cette maladie et pourrait justifier l'usage de la vermifugation comme une arme thérapeutique nouvelle et efficace.

Il reste à comprendre quel "intérêt" les parasites intestinaux ont à susciter la confusion dans le mental des patients.

Le fait que le rôle de l'intestin et de sa flore est de plus en plus identifié comme primordial dans le fonctionnement neurologique est un argument de plus pour consolider l'hypothèse que la maladie de Lyme et ses symptômes associés sont aussi impactés par la présence et le métabolisme des parasites intestinaux.

A priori une supplémentation associant par voie orale extrait de feuilles d'olivier, extrait de feuilles de basilic sacré et de néflier du Japon, extrait concentré en curcuminoïdes de racine de curcuma, pourrait être une première proposition thérapeutique pertinente de lutte contre les parasitoses intestinales et leurs implications possibles dans les pathologies liées à Lyme.

 

copyright Christophe Girardin Andreani 15 Mai 2019