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Le microbiote mitochondrial

LE MICROBIOTE MITOCHONDRIAL

Christophe Girardin Andreani

Copyright PHYTOCORSA ECOLE

14 janvier 2019

 

Le concept de "MICROBIOTE MITOCHONDRIAL" est nouveau et constitue un prolongement  évolutif de l'ENDOSYMBIOSE, largement diffusée par les travaux de nombreux chercheurs en biologie, dont la plus célèbre est Lynn Margulis, biologiste américaine disparue en 2011.

Ce concept est aussi un prolongement de la notion de MICROBIOTE, terme évoquant un ensemble de micro organismes en interdépendance, en interaction constante, en fusion harmonique tant que des facteurs perturbateurs comme le stress, la fatigue, la pollution environnementale et alimentaire, la prescription médicamenteuse en particulier l'antibiothérapie et la vaccination, ne viennent pas semer la zizanie dans ce bel équilibre.

Enfin le concept de "microbiote mitochondrial" repose sur l'existence des "MESSAGES BIOLOGIQUES SUBTILS", notion que j'ai largement développée dans mes recherches sur la maladie de Lyme. Ces messages biologiques subtils reposent sur les mécanismes de l'intrication quantique et sont objectivés par de multiples phénomènes comme la mémoire de l'eau, la régulation instantanée des métabolismes et de l'immunité, les messages cellulaires et l'allostérie, et bien d'autres dont l'évocation me ferait sortir du cadre de cet article.

 

L'ENDOSYMBIOSE

D'abord simple hypothèse de travail mais devenue aujourd'hui une réalité scientifique largement admise sauf peut être par quelques thérapeutes encore farouchement attachés aux concepts pasteuriens, l'endosymbiose établit le lien intime unissant le monde des procaryotes (les bactéries), au monde des eucaryotes (les cellules à noyau).

Les bactéries sont non seulement à l'origine de la vie - elles sont apparues il y a environ trois milliards et demi d'années sur la planète Terre - elles sont aussi les garantes de la pérennité de la vie sur terre. 

Avec un peu d'imagination, on pourrait presque concevoir les bactéries comme une émanation du Verbe Créateur, du Souffle Divin qui anime la glaise et lui donne vie.

Les bactéries sont également moteur de l'évolution puisqu'il y a environ deux milliards d'années, elles se sont fusionnées avec d'autres cellules plus élaborées et plus différenciées, les cellules eucaryotes qui constituent les organes des animaux plus complexes ainsi que les structures végétales.

Les bactéries ont fait à la vie un double et somptueux cadeau, elles ont permis aux cellules d'acquérir l'indépendance énergétique et la mobilité, deux facultés indispensables à la survie en milieu hostile et au développement.

Grâce à ces deux fonctions la vie avait enfin le temps de s'organiser et c'est bien grâce aux bactéries que "la vie trouve toujours son chemin" (Professeur Malcolm et Professeur Grant).

L'indépendance énergétique a été acquise par la cellule lorsque des bactéries se sont intégrées au cytoplasme pour y devenir des organites à part entière, ce sont les mitochondries brûleuses de glucose chez les cellules animales et les chloroplastes, centrales à photosynthèse dans les cellules végétales.

La mobilité a été acquise grâce aux spirochètes sous la forme de microtubules (voir article "comprendre autrement la maladie de Lyme", novembre 2018).

La capacité à se mouvoir permet aux cellules de fuir un danger éventuel, de rechercher des conditions de vie plus favorables, ou de se mettre en quête de nourriture, elle prolonge la vie cellulaire et multiplie les chances à l'évolution de s'accomplir.

 

LE MICROBIOTE ET LA MATRICE BACTERIELLE UNIVERSELLE

Lynn Margulis avait développé le concept, qui rejoint celui des messages biologiques subtils, que toutes les bactéries présentes sur Terre forment un gigantesque super organe interconnecté sous forme d'une MATRICE BACTERIELLE UNIVERSELLE.

Certains chercheurs affirment que le nombre de bactéries chez l'humain dépasse de peu celui des cellules eucaryotes, d'autres vont jusqu'à dire qu'elles sont dix fois plus nombreuses et représentent cent mille milliards d'individus, le débat reste ouvert mais quoi qu'il en soit nous comptons en nos organismes plus de bactéries que de cellules à noyau.

Du fait de l'importance considérable tant sur le plan quantitatif que fonctionnel des colonies bactériennes qui composent les êtres pluricellulaires, humains, animaux et végétaux sont eux aussi intégrés à cette structure matricielle universelle, ce qui débouche sur des perspectives passionnantes sur le plan de la recherche fondamentale et sur celui de la recherche appliquée à la compréhension des mécanismes de la vie, de la pathologie, de la thérapie.

Le microbiote quoi qu'il en soit doit être considéré comme une entité individualisée et cela à plusieurs niveaux:

- le microbiote à localisation spécifique et doté d'une fonction particulière, on parle de microbiote ou de flore intestinale, cutanée, nasale, buccale, vaginale...

- le microbiote particulier à un groupe animal donné, à une ethnie, comme illustré par la théorie dite du centième singe selon laquelle un comportement d'abord individuel finit par imprégnation comportementale à gagner tout le groupe, puis tous les individus au niveau planétaire par un mécanisme qu'on ne fait encore qu'entrevoir mais qui repose sûrement sur la communication bactérienne,

- le microbiote planétaire ou matrice bactérielle universelle.

 

L'ONDE PORTEUSE BACTERIELLE

Le microbiote quel que soit son importance SE DEFINIT PAR RAPPORT AU CONCEPT D'INFORMATION ET DE COMMUNICATION INSTANTANEE entre tous les individus qui le constituent (définition des messages biologiques subtils).

Et bien évidemment cette information circule à tous les niveaux, individuels et collectifs, et même universels, selon un schéma de fractale énergétique.

On peut dire plus simplement et plus succinctement que LES BACTERIES VEHICULENT UNE ONDE PORTEUSE (non électromagnétique car alors elle serait trop lente) et que cette onde porteuse permet le maintien de l'harmonie entre toutes les formes du vivant, humains compris.

Cette onde porteuse est garante également des mécanismes évolutifs puisque contrairement à l'affirmation des néodarwinistes "L'évolution est une guerre fratricide et acharnée pour l'élimination des plus faibles", l'évolution ne se fait que par le partage, l'échange et la collaboration.

Un bel exemple de communication instantanée nous est donné par le phénomène que les ornithologues appellent poétiquement la murmuration des étourneaux. 

L'étourneau est un oiseau de la famille des passereaux et vole en groupes constitués parfois de plusieurs milliers d'individus. Le vol des étourneaux est très particulier car le groupe agit comme un seul individu doté d'une conscience et d'une intelligence unique et tous les individus se retournent en même temps, changent de direction en même temps, selon une chorégraphie parfaitement réglée. Comme chaque oiseau présente un dos noir et un ventre gris clair, c'est tout le nuage qui change de couleur au même instant au gré des retournements et des changements de direction.

Conceptualiser et analyser le schéma d'onde porteuse bactérielle jusqu'en ses plus subtils prolongements permet de proposer un nouveau paradigme biologique, incluant une nouvelle compréhension des mécanismes de la vie, de l'évolution, des altérations pathologiques, des voies de la guérison. 

A terme cette recherche sur l'onde porteuse bactérielle permettra à n'en pas douter de faire en avant un bon quantique révolutionnant les thérapies tant préventives que curatives.

 

LE MICROBIOTE MITOCHONDRIAL

Souvenons nous qu'il y a environ deux milliards d'années, les bactéries ont intégré le cytoplasme des cellules à noyaux où elles sont devenues des mitochondries dont le rôle principal est de brûler le glucose afin de produire l'énergie nécessaire au métabolisme cellulaire.

Mais le rôle de la mitochondrie ne se limite pas à la production énergétique.

La mitochondrie participe aux mécanismes de différenciation cellulaire, de communication entre cellules (tiens! tiens!), de tout le cycle de la vie cellulaire jusqu'à l'apoptose qui est le suicide programmé de la cellule, en cas de cancérisation de celle-ci par exemple.

Une fois de plus il apparaît que jusqu'au niveau intracellulaire, la bactérie sous la forme de son devenir mitochondrial, est indispensable à la vie, elle EST la Vie.

En dehors des érythrocytes ou globules rouges qui n'en contiennent pas ou très peu, les cellules humaines comptent chacune entre deux cents et trois mille mitochondries.

Nous venons de voir qu'une des caractéristiques fondamentales des bactéries était de rester en permanence - sauf en cas de brouillage pathologique - en connexion fusionnelle entre elles.

Tout nous porte donc à croire que cette communication existe bien évidemment entre les mitochondries qui sont d'anciennes bactéries, et qu'il y a là organisation d'un MICROBIOTE MITOCHONDRIAL, lui aussi manifesté à tous les niveaux selon une logique fractale:

- au niveau de la cellule le microbiote est constitué par les quelques centaines de mitochondries présentes dans le cytoplasme,

- au niveau de l'organe, foie, coeur, poumon, pancréas et autres, toutes les mitochondries de toutes les cellules constituent un microbiote organique,

- au niveau de l'organisme humain ou animal, toutes les mitochondries de toutes les cellules à noyau constituent une entité microbiotique individuelle,

- et peut-être que selon certaines de ses spécificités propres, toutes les mitochondries de toutes les cellules eucaryotes du biotope terrestre constituent une matrice universelle mitochondriale, elle même intégrée à la matrice bactérielle universelle dont parlait Lynn Margulis.

 

CONCLUSIONS

Comprendre le schéma du microbiote mitochondrial met en évidence un nouvel aspect de la fusion entre l'univers bactériel et les autres formes du vivant.

Le rôle des bactéries dont on sait déjà qu'elles sont à l'origine de la vie et le moteur de l'évolution, qu'elles permettent à un organisme évolué de fonctionner, par le rôle métabolique des microbiotes qui vont jusqu'à synthétiser des neurotransmetteurs, entre autres, et par leur intervention directe dans les mécanismes d'immunité, est encore plus important que les biologistes l'imaginaient.

En fait, parce que les bactéries sous forme de mitochondries constituent un microbiote manifesté à tous les niveaux, à toutes les échelles du Vivant, parce qu'elles ont de  multiples rôles, (dispensatrices d'énergie, régulatrices des cycles de la vie cellulaire, responsables des réseaux de communication entre structures biologiques, garantes donc du bon fonctionnement de toutes les structures cellulaires et donc organiques, organisatrices de l'apoptose, le suicide cellulaire quand le besoin se fait sentir de bloquer un processus de cancérisation), les mitochondries (et donc les bactéries) et l'intégrité de leur structure microbiotale sont les supports de la vie et de la santé. 

Elargissant ainsi le concept d'endosymbiose et d'entente fusionnelle et évolutive entre tous les règnes du Vivant.

Ce qui revient à dire qu'il est fort probable que toutes les pathologies et tous les mécanismes de vieillissement proviennent d'une rupture de dialogue, d'un brouillage des messages biologiques, d'une altération des relations diplomatiques, qui se manifestent en premier lieu au niveau de la mitochondrie et du microbiote mitochondrial.

Certains cancérologues proposent un nouveau schéma des processus de cancérisation qu'on a longtemps considérés comme démarrant d'une altération oxydative au niveau d'un chromosome.

La nouvelle hypothèse fait partir le processus de cancérisation au niveau mitochondrial, la mitochondrie ne pouvant plus brûler correctement le glucose devient le siège de mécanismes délétères de fermentation du glucose, avec toute une kyrielle d'effets en cascade aboutissant à une altération des chromosomes.

Une mitochondrie en cet état pathologique ne peut que difficilement remplir ses autres fonctions fondamentales, non seulement au niveau de la communication et de la régulation du cycle de vie cellulaire, mais aussi dans l'initialisation de l'apoptose dont on a vu qu'elle était un des moyens naturels de défense contre le cancer.

Par ailleurs le lien biochimique unissant les sucres aux mitochondries pourrait expliquer pourquoi le sucre raffiné est un poison violent et parmi les substances les plus cancérigènes qui soient.

D'autres maladies bien sûr sont corrélées à un dysfonctionnement de la mitochondrie, comme les maladies métaboliques, dégénératives, immunitaires, et travailler à comprendre le fonctionnement intime du microbiote mitochondrial ouvrirait peut être de belles perspectives thérapeutiques pour des pathologies actuellement incurables.