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Annulation d'une partie du projet d'exploitation de la montagne d’or

Le projet de la montagne d’or

Le projet de la montagne d’or est le plus gros projet d’exploitation minière aurifère de Guyane. C’est en effet quelques 85 tonnes d’or qui seraient enfouies sous la forêt tropicale guyanaise, un des plus gros réservoir de biodiversité du globe. De quoi faire rever les quelques vénales qui se partagent le monde.

Seulement, les conséquences écologiques seraient désastreuses. Les dimensions de cette mine à ciel ouvert sont démesurées : 2,5 kilomètres de long, 400 mètres de large et jusqu’à 320 mètres de profondeur. Au delà de l’impact de la déforestation, c’est l’utilisation du cyanure, couramment utilisé pour extraire l’or, qui inquiète ONG et associations locales. En effet, l’extraction d’une tonne d’or nécessite 150 tonnes de cyanure en moyenne. Pour rappel, le cyanure est le principal composé du tristement célèbre Zyklon B, tant chéri par les nazis pour exterminer les populations.

C’est ainsi plus de 2000 espèces qui sont en danger, dont au moins 127 protégées puisque le projet d’exploitation s'étale sur une partie de la réserve de Lucifer Dékou-Dékou, la plus grande réserve biologique intégrale de France.

 

Annulation d’une partie du projet

Fort heureusement, le tribunal administratif de Guyane a posé ce lundi son veto sur une partie du projet. Il faut cependant bien comprendre que cette annulation ne concerne uniquement qu’une petite partie du projet, situé sur une zone d’1km carré, choisi pour l’exploitation de l’or alluvionnaire.

Même si cette décision n’est pour l’instant qu’une petite victoire, elle représente malgré tout une bouffée d’espoir pour les associations qui luttent pour protéger notre patrimoine écologique. Associations que nous saluons et remercions aujourd’hui pour leur travail et leur dévotion.

Parmi elles, retrouvez Or de question, Planète amazone, Nature Rights, Ingénieurs sans frontières,  Systèmes Extractifs et Environnements, ISF SystExt , CSIA Nitassinan, Jeunesse Autochtone de Guyane...

Communiqué de presse du tribunal administratif