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Utilisez vous encore du dentifrice au fluor ?

Naissance d'un dogme scientifique

 

Le cas du fluor est particulier, ce n’est pas un métal lourd mais un non-métal du groupe des halogènes et si nous l’intégrons à ce passage sur les métaux lourds, c’est que ses mécanismes de toxicité l’apparentent à ceux des mercure, plomb et cadmium.

Par une aberration scientifique, le fluor est considéré comme un protecteur de la dent contre la carie, affirmation qui ne repose sur rien de sérieux.

Si vous faites une étude portant sur deux groupes de populations identiques et que vous les suivez sur plusieurs années, l’un se brossant les dents régulièrement, l’autre ne se les brossant jamais, quand vous allez mesurer le nombre de nouvelles caries sur chacun des deux groupes il est certain qu’elles seront plus nombreuses chez le groupe « sale » que chez le groupe « propre », à supposer que les régimes alimentaires soient identiques.

Si le dentifrice utilisé par le groupe « propre » contient de la fiente de canard en poudre, allez-vous en conclure que la fiente de canard est anti cariogène ?

Bien sûr que non puisque le seul agent protecteur contre la carie dans ce cas est le brossage, avec ou sans dentifrice.

Et bien c’est à peu près ce qui s’est passé avec le fluor, le dentifrice utilisé par le groupe « propre » étant fluoré.

Ainsi naît le dogme scientifique.

 

Un hypothétique pouvoir anti cariogène 

 

En fait, parler du « pouvoir anti cariogène » à propos des dentifrices fluorés repose essentiellement sur une étude réalisée en 1951, sur le fluorure stanneux, par deux chercheurs américains de l’université d’Indiana, Joseph Muhler et Harry Day.

D’après les résultats de cette étude et ceux de recherches ultérieures, le fluor intègre la structure chimique de l’émail dentaire, formé de cristaux d’hydroxyapatite, pour donner un composé sensé être plus stable chimiquement, la fluoroapatite calcique. Ce mécanisme d’action est strictement topique, c’est à dire que pour qu’il se produise il doit y avoir contact prolongé entre l’émail dentaire et le produit fluoré.

En aucun cas une absorption par voie générale n’est utile, ce qui rend complètement irresponsable la démarche de certains « responsables » qui font adjoindre du fluor aux eaux du réseau urbain, dans plusieurs villes américaines et suisses.

Tout aussi irresponsable et dangereuse est l’utilisation régulière des comprimés fluorés qui ont été prescrits – et le sont encore – depuis des dizaines d’années à des millions d’enfants.

En fait, l’augmentation de résistance est insignifiante puisqu’elle concerne un seuil de dissolution aux attaques acides pour un pH de 4,5 pour la fluoroapatite et de 5,5 pour l’hydroxyapatite (non fluorée).

Sachant que les attaques acides se produisent surtout à partir de l’alimentation, il suffit pour s’en protéger de s’astreindre après chaque repas à un brossage des dents et à un rinçage soigneux de la bouche avec une solution à base de bicarbonate de sodium, dont la basicité annihile les ions acides en solution dans la salive.

Dans les produits fluorés destinés à la prévention de la carie dentaire on peut trouver les produits topiques, les pâtes dentaires et les bains de bouche sensés avoir une action par contact direct, et les produits systémiques, eau, sels et comprimés, supposés agir par voie générale.

On vient de voir l’absence totale d’intérêt des produits non topiques, et l’intérêt tout relatif des produits d’hygiène dentaire agissant par contact.

Plus encore que les produits à action locale, les produits supposés agir par voie générale sont donc une imposture car aucune étude sérieuse, non biaisée, n’a pu mettre en évidence leur efficacité (les études portant sur la résistance aux attaques acides qui dissolvent l’émail « non fluoré » au pH seuil de 5,5 et l’émail « fluoré » au pH seuil de 4,5 ne concernent que les produits à action locale).

Traditionnellement, la prescription systémique est proposée chez les enfants de moins de douze ans, le fluor étant supposé se fixer sur l’émail des dents en formation.

Or selon l’OMS, la dose recommandée pour être efficace serait de 0,05 mg par kilo et par jour, alors que la dose seuil au-dessus de laquelle apparaît un risque de fluorose est de seulement 0,1 mg, toujours par kilo et jour.

La différence entre dose supposée active et dose toxique est trop faible pour garantir une marge de sécurité, d’autant plus que les apports sont multiples, associant souvent voie systémique et applications topiques, ces dernières sous forme de dentifrices, et que ceux-ci sont largement ingérées par les enfants. Il est donc quasiment impossible de gérer en toute sécurité les apports alimentaires de fluor chez l’enfant.

Bien que je n’exerce plus depuis 1992, le chirurgien dentiste qui reste quelque part en moi se révolte contre la supercherie, d’autant plus que j’en ai été moi même la dupe pendant plusieurs années.

 

De nombreux effets néfastes attribués au fluor

 

Au contraire de ce rôle anti cariogène légendaire, il existe une maladie dentaire, la fluorose ou Darmous qui provoque à terme la perte de l’organe dentaire, et qui attaque aussi tout le système osseux.

Dans les régions où le fluor est naturellement présent dans l’environnement, promeneurs ou chasseurs trouvent parfois des cadavres d’animaux herbivores sauvages morts de faim parce qu’édentés par la fluorose. Celle-ci étant provoquée par l’accumulation de fluor dans les herbes qui constituent l’ordinaire de ces animaux.

Aujourd’hui, on trouve le fluor dans tous les dentifrices ou presque, sous forme de fluorure de sodium, de monofluorophosphate de sodium, de fluorure stanneux. Une autre forme de composés fluorés, les fluorures d’amines élaborés par synthèse, est interdite dans les produits portant le label bio.

La législation limite la concentration du fluor à 500 ppm dans les dentifrices pour enfants et à 1500 ppm pour les sujets âgés de plus de six ans.

Les fluorures sont assimilés au niveau intestinal et en partie éliminés par voie urinaire. Une autre partie des fluorures, non négligeable, se fixe au niveau des os, il y a donc bioaccumulation du fluor avec des effets à long terme encore inconnus.

Depuis plus d’un siècle, dès 1899, des chercheurs ont démontré que l’absorption par voie digestive de fluorures pouvait provoquer les premiers signes – digestifs – de toxicité à partir de 0,1 mg par kilogramme, soit 3 mg pour un enfant de 30 kg.

La législation autorise une teneur de 50 mg de fluorures pour 100 g de pâte dentifrice pour enfant et de 150 mg pour les dentifrices réservés aux adultes.

Sachant que de nombreux dentifrices pour enfants sont édulcorés avec des arômes – artificiels – de fruits, le risque d’ingestion d’une grande quantité de fluorures est donc bien réel.

Et pourtant, je ne me souviens pas avoir vu sur un tube de dentifrice la mention « à consommer avec modération ».

Les fluorures sont responsables de fragilité osseuse, phénomène d’autant plus grave qu’il y a bioaccumulation au niveau du squelette. Les publications scientifiques abondent qui tendent à confirmer l’impact nocif d’une consommation excessive de fluor au niveau du système ostéoarticulaire.

Plusieurs études font état d’un risque accru de cancer des os chez les sujets jeunes de sexe masculin, ainsi que de perturbations du métabolisme thyroïdien.

Il semblerait que le fluor exerce une double activité cancérigène générale, d’une part en induisant des lésions primaires au niveau de l’ADN des cellules, d’autre part en bloquant à la fois les mécanismes de réparation du matériel génétique et les processus immunitaires de destruction des cellules cancéreuses.

La toxicité neurologique, tant sur les neurones que sur la glande pinéale, est souvent évoquée par les scientifiques détracteurs de l’utilisation du fluor comme agent anti-cariogène supposé.

D’autres recherches, plus récentes tendent à démontrer que les fluorures de calcium provoquent une calcification de la glande pinéale, donc sa perte de fonctionnalité. Hippocrate appelait cette glande dont les fonctions sont encore peu connues, la « porte de l’âme », elle est en tout cas un centre de contrôle hormonal important, gérant en particulier les neurotransmetteurs cérébraux comme la sérotonine et la mélatonine, dont il est superflu de souligner les intérêts majeurs sur l’humeur, les cycles du sommeil, et sans doute bien plus encore.

Pour trouver une pâte dentaire non fluorée, inutile de parcourir les rayons des pharmacies ou les gondoles des grandes surfaces, il vous faudra vous rendre dans des magasins spécialisés dans les « produits naturels » où vous pourrez choisir entre dentifrices à l’argile, aux plantes, à la propolis...

Vous pouvez aussi utiliser pour vos brossages quotidiens de l’argile ou du bicarbonate de sodium. Celui-ci a le double avantage d’être très légèrement abrasif et de neutraliser les attaques acides propices au développement des microflores cariogènes.

 

Christophe Girardin Andreani