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Comprendre autrement la maladie de Lyme - 1

COMPRENDRE AUTREMENT LA MALADIE DE LYME 

 

 

"Non seulement les borrélies et autres bactéries impliquées dans la maladie de Lyme font partie de notre microbiote mais en plus certaines d'entre elles, les spirochètes, sont à l'origine de la capacité de nos cellules à se mouvoir - sans cette capacité il n'y aurait pas de vie possible. De plus les spirochètes se sont au fil de millions d'année d'évolution différenciés en certaines de nos cellules humaines, en particulier les neurones. Cette hypothèse concernant l'importance du rôle - des rôles - que les spirochètes jouent et ont joué dans notre vie est la seule qui permette de comprendre tous les aspects du syndrome global de Lyme et de proposer des traitements efficaces".

 

 

"Les spirochètes, auxquels appartiennent les borrélies de la maladie de Lyme, ont des liens fusionnels étroits avec nos organismes humains:

- ils ont apporté à nos cellules la capacité de se mouvoir, tant sur le plan externe (cils et flagelles) que sur le plan interne (métabolisme cellulaire, division),

- ils se sont différenciés, au fil des millions d'années d'évolution, en certaines de nos cellules, dont nos neurones,

- ils font partie de notre microbiote.

 

Sous l'action de facteurs externes, les spirochètes faisant partie de nos flores peuvent devenir pathogènes.

Le fait qu'ils disposent de la même identité antigénique que nos structures internes est à l'origine des nombreuses difficultés que les scientifiques rencontrent quand ils cherchent à comprendre les mécanismes de la maladie de Lyme.

Intégrer le concept des liens étroits unissant spirochètes et organisme humain permet de proposer des choix thérapeutiques efficaces et autres que symptomatiques".

 

Christophe Girardin Andreani

 

Le Syndrome Global de Lyme, le comprendre pour le vaincre

Editions Le Dauphin, Paris, 2017

 

INTRODUCTION

 

La maladie de Lyme est le sujet dont on cause de plus en plus dans les salons à la mode, sur les plateaux des différents médias, et même dans les cercles privés car tout le monde connaît quelqu'un souffrant de cette pathologie, tant il est vrai que cette entité nosologique complexe est maintenant communément répandue.
Faut-il pour autant parler de maladie à la mode ou de psychose? Certainement pas car même si les instances médicales officielles sont toujours dans le déni, ce sont plusieurs centaines de milliers de personnes qui sont concernées en France. Le Professeur Montagnier, prix Nobel de médecine pour ses découvertes sur le SIDA, n'hésite pas à parler à propos de la maladie de Lyme de pandémie mondiale.

 

Officiellement, la maladie de Lyme est une maladie infectieuse vectorielle à tique, c'est à dire que suite à la morsure d'une tique, le sujet peut développer une infection due à une bactérie de la famille des spirochètes, plus particulièrement une borrélie dont la présence dans un organisme humain se manifestera par des symptômes variés.

 

La première phase de la maladie commencera par un syndrome grippal plus ou moins marqué, associant fatigue, courbatures, maux de tête, raideurs articulaires. Parfois, dans un peu plus de la moitié des cas, le sujet présentera au niveau de la trace de la morsure une marque rouge circulaire dont la diamètre grandira jusqu'à atteindre suivant la localisation anatomique plusieurs dizaines de centimètres de diamètre. On parle alors d'érythème migrant.

 

A ce stade le traitement consiste à mettre en place un traitement antibiotique sur une durée de trois semaines, associant une pénicilline à une tétracycline, ou juste une pénicilline pour les enfants de moins de douze ans (en effet la tétracycline risque de provoquer de disgracieuses et définitives colorations des dents immatures).

 

Même si ce traitement préventif est initialisé au tout début de la contamination, une phase secondaire peut apparaître quelques mois plus tard, associant cette fois entre eux des symptômes plus complexes et plus diversifiés, troubles neurologiques (pertes d'équilibre, céphalées, troubles de l'humeur et du comportement), troubles cutanés (plaques, rougeurs, démangeaisons, acrodermatite), troubles articulaires (douleurs et raideurs), troubles visuels, respiratoires, cardiovasculaires, fibromyalgie. Et la liste n'est pas limitative.

 

La phase tertiaire ou maladie de lyme chronique, dont l'existence est encore niée par de nombreux médecins, reproduira souvent sous une forme plus grave tous ces symptômes, avec souvent une prédominance de certains d'entre eux, on parle alors parfois de neuroborréliose, de borréliose articulaire ou de borréliose cutanée.

 

Le traitement repose en principe sur des traitements antibiotiques de longue durée (plusieurs mois) et sur des traitements symptomatiques (antalgiques, anti-inflammatoires, anxiolytiques). Les médecins, impuissants à prendre en charge correctement une pathologie qui les dérange parce qu'ils ne la comprennent pas décident un peu trop souvent de diriger le patient vers la psychiatrie.

 

Il arrive très souvent que la maladie de Lyme se complique de co-infections, virales, bactériennes, parasitaires.

 

 

COMPRENDRE LA MALADIE DE LYME PAR LES MECANISMES DE L'EVOLUTION DES ESPECES

 

1/ la vie est apparue sur terre il y a trois milliards et demi d'année.

 

Dans les premiers espaces aquatiques qui se sont formés quand la planète terre, jusqu'alors boule de magma en fusion incompatible avec toute forme de matière biologique animée, a commencé à se refroidir, les atomes de carbone, hydrogène, azote, oxygène ont commencé à interagir pour former les premières molécules organiques, ATP par exemple (adénosine triphosphate, unité de stockage de l'énergie).

Peu à peu sont apparues des formes de vie de plus en plus complexes, comme les cyanobactéries, auxquelles nous devons la présence d'oxygène dans notre atmosphère.

Ces premières bactéries sont appelées PROCARYOTES par les biologistes, car leur matériel génétique, les chromosomes, flottent dans le cytoplasme de la cellule sans être enfermés dans un noyau différencié, au contraire des EUCARYOTES qui devaient apparaître bien plus tard et dont le matériel génétique est enfermé dans un noyau intracellulaire bien différencié.

Pour qu'une structure biologique eucaryote ou procaryote puisse prospérer, elle doit jouir de deux privilèges qui sont:

- l'INDEPENDANCE ENERGETIQUE,

- la MOBILITE.

 

Par un mécanisme appelé ENDOSYMBIOSE, les cellules eucaryotes ont fusionné avec des cellules procaryotes disposant de ces capacités vitales et c'est ainsi qu'elles ont elles aussi acquis ces inestimables qualités indispensables à leur survie et à leur évolution.

Contrairement aux affirmations de Darwin qui faisait de la compétition acharnée le principal moteur de l'évolution, c'est la collaboration équitable et les relations symbiotiques qui semblent avoir permis l'apparition et le développement de structures biologiques de plus en plus complexes (voir les travaux de Lynn Margulis, "L'univers bactériel").

 

2/ l'indépendance énergétique

 

La capacité de produire de l'énergie est dans le monde végétal assurée par de petites structures appelées chloroplastes, capables par le jeu de la photosynthèse de transformer l'énergie lumineuse du soleil en énergie chimique.

Les chloroplastes présents dans les cellules végétales eucaryotes évoluées proviennent de cyanobactéries procaryotes qui après avoir été phagocytées se sont intégrées dans le cytoplasme jusqu'à devenir au fil de l'évolution des organites intracellulaires à part entière. 

Les cellules végétales évoluées ont donc acquis l'indépendance énergétique par une collaboration symbiotique avec des bactéries.

Les cellules eucaryotes animales disposent quant à elles de petites structures intra cytoplasmiques appelées mitochondries capables de transformer le glucose en énergie. Ces mitochondries trouvent elles aussi leur origine dans le monde bactérien, comme leurs équivalents végétaux les chloroplastes, ce sont d'anciennes bactéries intégrées dans le cytoplasme des eucaryotes par phagocytose. Les biologistes ont apporté la preuve irréfutable de la validité de cette théorie en comparant l'ADN de la mitochondrie et celui de la cellule. Les deux ADN se sont révélés être différents l'un de l'autre.

 

3/ la mobilité ou motilité:

 

Pouvoir se mouvoir dans un milieu aqueux pour une bactérie est une condition  indispensable à la survie et au développement, d'une part parce que cette qualité permet de se mettre en quête d'une nourriture plus abondante ou de trouver un milieu plus propice, que ce soit en terme de chaleur ou d'éclairage. D'autre part pour échapper à d'éventuels prédateurs.

Mais la mobilité, ou motilité comme le disent les biologistes, est aussi indispensable à la reproduction et au fonctionnement métabolique car tous les matériaux nécessaires vont être véhiculés dans le cytoplasme selon des structures d'acheminement, véritables voies de communication appelées microtubules.

Les premières bactéries à avoir initialisé ce processus sont les SPIROCHETES, bactéries auxquelles appartiennent les borrélies en général et les borrélies responsables de la maladie de Lyme en particulier.

C'est pour cette raison que les bactéries pathogènes de Lyme se retrouvent davantage dans les milieux à forte viscosité, là où ils sont plus rapides que les macrophages et les lymphocytes du système immunitaire, que dans les liquides sanguins et lymphatiques plus fluides où ils sont moins rapides donc plus vulnérables.

Il semblerait que toutes les cellules eucaryotes aient acquis la capacité de se mouvoir, la mobilité, grâce à une fusion symbiotique avec les spirochètes.

 

4/ la structure en 9+2 ou les microtubules, héritages des spirochètes

 

Qu'il s'agisse du flagelle des spirochètes (leur organe propulseur), du flagelle des spermatozoïdes, des cils vibratoires de certaines de nos muqueuses (en particulier respiratoire), des cils des amibes, et plus étonnant encore des axones de nos neurones, on retrouve une structure commune appelée microtubule et organisée à la façon des anciens cadrans téléphoniques (comme le disent les biologistes qui savent parfois faire preuve d'imagination), avec neuf "doublets" périphériques entourent un "doublet" central, d'où l'appellation 9+2.

Cette structure se retrouve lors de la division cellulaire des cellules eucaryotes. Quand le matériel génétique est prêt à se dédoubler, les microtubules en 9+2 apparaissent et chaque moitié de chromosome dupliqué migre vers un pôle différent, permettant ainsi à la cellule de disposer de deux noyaux identiques et de se diviser en deux cellules filles identiques à la cellule mère.

La structure en 9+2 se retrouve également au niveau des axones des cellules neuronales et se trouve probablement impliquée dans la transmission de l'influx nerveux et peut-être de certains neurotransmetteurs.

Actuellement, la seule hypothèse retenue et fortement probable est que cet héritage microtubulaire sans lequel aucune cellule quelle qu'elle soit ne peut jouir de mobilité tant externe qu'interne, provient des spirochètes par un phénomène endosymbiotique mis en place au cours de millions d'années d'évolution (Lynn Margulis).

 

5/ la différenciation des spirochètes en cellules eucaryotes 

 

La similitude d'organisation de certaines de nos cellules humaines avec les spirochètes est tellement troublante que Lynn Margulis n'a pas hésité à émettre une hypothèse qui, si elle s'avère exacte et les preuves scientifiques qui vont en ce sens sont de plus en plus abondantes, risque de bouleverser de nombreux acquis scientifiques concernant l'infectiologie. La citadelle pasteurienne se fissure de toutes parts.

Selon cette hypothèse, non seulement les spirochètes en tant "qu'éducateurs à la mobilité" ont permis à nos structures cellulaires de disposer de structures mobiles indispensables à la vie, mais en plus certains spirochètes en évoluant progressivement se sont différenciés en cellules eucaryotes élaborées comme nos neurones.

Cette théorie repose sur l'analogie de structure en 9+2 des axones neuronaux et des flagelles spirochètaux.

Cette analogie liée aux origines communes et aux similarités de structure n'est pas sans susciter de nombreuses questions concernant la sensibilité des structures cérébrales aux borrélies pathogènes, notamment en ce qui concerne la neuroborréliose et la maladie d'Alzheimer.

 

 

LA PLACE DES SPIROCHETES AU SEIN DES ORGANISMES VIVANTS

 

Non seulement les spirochètes sont très probablement à l'origine de nombreuses cellules eucaryotes, non seulement ils sont à l'origine de la capacité de mobilité externe des structures biologiques flagellées et ciliées, non seulement ils sont à l'origine de la mobilité interne des cellules eucaryotes sans laquelle le métabolisme propre à chaque cellule et la division (reproduction) seraient impossibles, mais en plus de toute évidence les spirochètes font partie de nos flores microbiennes, de notre microbiote, dans lesquels ils jouent des rôles métaboliques multiples dont les plus nombreux restent à déterminer.

 

Parce que spirochètes (et autres bactéries) et cellules eucaryotes animales, végétales et humaines ont évolué ensemble pendant des millions d'années jusqu'à atteindre un stade fusionnel extrêmement étroit, il existe une analogie immunitaire commune entre structures eucaryotes et procaryotes appartenant au même organisme. 

 

Ce qui explique que dans le cas où une population de ces cellules devient pathogène pour une quelconque raison - on parle alors d'infection ou de contamination endogènes - alors le système immunitaire est confronté à l'impossibilité de distinguer l'agent agresseur par son identité antigénique puisque celle-ci est identique à celle des structures "autochtones".

 

En ce qui concerne un organisme humain, il faut se souvenir qu'il est constitué pour 90% de cellules procaryotes (bactéries) et de seulement 10% de cellules eucaryotes. Nous sommes des colonies bactériennes individualisées en un organisme vivant, et la santé n'est en fait qu'un état de communication entre toutes ces structures, en perpétuelle évolution mais sur des bases harmoniques malheureusement fragiles.

 

La maladie et la mort surviennent quand pour une raison ou une autre (intoxication, sénescence, perturbation des équilibres hydriques) les messages biologiques subtils sont perturbés.

 

 

CONCLUSIONS

 

La théorie pasteurienne reposant sur le concept agent microbien pathogène agresseur / organisme agressé, est obsolète.


La compréhension des liens étroits liant cellules procaryotes et eucaryotes (bactéries / cellules végétales, animales, humaines) et les nombreuses possibilités de rupture de dialogue entre ces structures nous permet d'avancer une hypothèse qui remet en cause tous les pseudos acquis de la maladie de Lyme.

 

Sous l'action de facteurs externes ou internes provoquant une perturbation des messages biologiques, certaines bactéries appartenant à notre microbiote se "radicalisent" et deviennent pathogènes.

 

Ce qui explique les nombreuses incohérences qui entachent les théories actuellement admises, les mécanismes de perturbations immunitaires, les échecs des traitements classiques, les récidives et les phases chroniques, la symptomatologie nébuleuse et tellement complexe qu'on peine à croire à une cause aussi simple qu'une banale infection même assortie de multiples co-infections...

 

Par contre si on s'attache à notre hypothèse d'une attaque de l'intérieur, au besoin conséquence d'une morsure de tique injectant des borrélies pathogènes réveillant la pathogénicité latente de certaines de nos borrélies microbiotiques, alors  le tableau clinique et les mécanismes morbides s'éclairent d'une lumière nouvelle.

 

Et plus intéressant encore apparaît la possibilité d'une prise en charge thérapeutique efficace basée sur une stratégie globale associant nutrition et phyto-aromathérapie.

 

Phytocorsa Ecole 

Copyright 22 novembre 2018

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