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Métaux lourds et perméabilité intestinale

METAUX LOURDS ET PERMEABILITE INTESTINALE

 

 

Des thérapeutes de plus en plus nombreux sont convaincus que la perméabilité de la muqueuse intestinale est la cause de nombreuses pathologies : allergies diverses, maladies auto immunes, troubles comportementaux.

 Il existe dans un organisme vivant de nombreuses structures cellulaires et moléculaires porteuses d’atomes de SOUFRE, soit sous forme de ponts disulfures, soit sous forme de groupements THIOL. Les biochimistes appelaient jadis ces derniers MERCAPTAN, abréviation de mercurius captans ou « CAPTEURS DE MERCURE ».

 

Ce qui souligne bien la grande affinité entre les métaux lourds MERCURE, PLOMB et CADMIUM avec les structures organiques soufrées. Ce qui revient à dire que l’impact des métaux lourds sur notre organisme se manifeste par une toxicité pouvant toucher toutes nos cellules, tous nos organes, toutes nos fonctions, essentiels ou secondaires.

En ce qui concerne la muqueuse intestinale, celle-ci étant extrêmement fragile car constituée par une seule couche de cellules couvrant plusieurs centaines de mètres carrés, elle dispose d’une structure spécifique de protection et de réparation, les peptides trifoliés constitués de six molécules de cystéine présentant la forme symbolique d’un trèfle à quatre feuilles. D’où leur nom.

Or la cystéine est un acide aminé soufré pouvant donc fixer un atome de métal lourd, cette fixation au niveau des peptides trifoliés provoquant leur inactivation ou même leur destruction. Ainsi la muqueuse intestinale n’est plus ni protégée ni réparée en cas de lésions, elle devient trop perméable.

La muqueuse intestinale laisse donc passer dans la circulation générale soit des substances toxiques comme les glutenmorphines ou les caséinemorphines impliquées dans les mécanismes de l’autisme et de la schizophrénie, soit des substances antigéniques responsables des allergies et des maladies auto immunes.

 

Les métaux lourds contaminant nos organismes par voie digestive sont donc directement responsables des pathologies dont nous venons de parler, ce qui pose clairement le double problème de la contamination de la chaine alimentaire par les mercure, plomb ou cadmium et de façon plus cruciale encore le problème des restaurations dentaires type amalgames qui relarguent au quotidien des doses non négligeables de méthylmercure ou diméthylmercure (deux des formes les plus toxiques de mercure, avec les vapeurs).

 

L’étude dite de Tübingen portant sur 20 000 volontaires a démontré que ces doses toxiques quotidiennes s’échelonnaient de 10 à 1000 microgrammes, information qui prend tout son sens quand on sait que le seuil de potabilité des eaux de boisson ne doit pas dépasser 10 microgrammes par litre, un litre étant par ailleurs la quantité de salive moyennement produite en une journée par un être humain adulte et sain.

 

Heureusement il existe aujourd’hui des analyses précises permettant d’évaluer très précisément notre statut toxicologique en rapport avec les métaux lourds ainsi que des méthodes de détoxication efficaces car naturelles et sans effets secondaires.

 

Christophe Girardin Andreani

 


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