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Lyme et Alzheimer, la piste infectieuse et auto-immune

LYME ET ALZHEIMER,

LA PISTE INFECTIEUSE ET AUTO-IMMUNE

 

Une étude qui remonte à 2006 (Siena Medical Center of St Catherine, Smithtown, état de New York)) démontre après autopsie de sujets décédés de la maladie d’Alzheimer que les plaques bêta-amyloïdes sont en fait des kystes renfermant Borrelia burgdorferi, une des souches de spirochètes responsable de la maladie de Lyme.

Les travaux du Professeur Montagnier et ses récentes déclarations vont en ce sens car le Prix Nobel de médecine affirme que les symptômes de la maladie d’Alzheimer, de Parkinson et de l’autisme sont soulagés par la prise de traitements anti-infectieux.

Je vais plus loin encore en posant l’hypothèse nouvelle et inédite que la maladie d’Alzheimer pourrait au mécanisme infectieux AJOUTER DES MECANISMES AUTO-IMMUNS.

En effet, les borrélies responsables de Lyme sont aussi présentes dans nos flores fusionnelles où elles jouent un rôle métabolique essentiel (théorie du microbiote).

Selon la théorie de Lynn Margulis sur l’endosymbiose en série, les cellules eucaryotes évoluées (disposant d’un noyau différencié) se sont constituées au fil de l’évolution en intégrant dans leur cytoplasme (leur milieu intérieur) des bactéries qui très vite sont devenues des organites intracellulaires responsables d’un métabolisme spécifique.

Ainsi sont apparus les plastes, capables de phosynthèse, dans les cellules végétales, et les mitochondries, responsables de la respiration cellulaire, dans les cellules animales (et humaines).

Lynn Margulis affirme que les spirochètes se sont eux aussi intégrés dans le cytoplasme des cellules eucaryotes qui grâce à cette cohabitation ont acquis des capacités de mobilité, tant au niveau des cils et flagelles que des structures internes chargées de déplacer les matériaux au sein du cytoplasme, pour la synthèse protéique, la phagocytose et la division par exemple.

Dans un ouvrage consacré au syndrome de Lyme (« Le Syndrome Global de Lyme », Editions du Dauphin), je développe la thèse de la contamination endogène, selon laquelle des bactéries commensales participant à notre métabolisme peuvent sous l’action d’une agression physico-chimique devenir pathogènes.

Cette thèse explique toutes les « bizarreries » cliniques de la maladie de Lyme, l’inefficacité des traitements antibiotiques et des défenses immunitaires, le passage à la chronicité, les mécanismes auto-immuns…

Imaginons ce qui peut se passer – nous sommes toujours dans le domaine de l’hypothèse – quand une borrélie devenue pathogène mais qui garde d’une longue cohabitation pacifique avec son hôte le souvenir d’une immunité commune, d’antigènes communs, s’intègre dans une cellule, un neurone par exemple.

Ce neurone, « vampirisé » par une entité devenue pathogène, ne tarde pas à présenter des signes de « possession » et son comportement altéré stimule alors les défenses immunitaires qui se mettent en action et détruisent ce neurone. Par exemple par l’intérieur en provoquant son « étouffement » par la non dégradation et l’accumulation interne des protéines Tau.

Dans le milieu extraneuronal, les borrélies pour résister au système immunitaire s’organisent en kystes – les plaques bêta-amyloïdes – qui en dehors du neurone vont aussi contribuer à la destruction des structures cérébrales.

Cette hypothèse ouvre de nouvelles perspectives encourageantes sur la possible efficacité de traitements préventifs et curatifs reposant sur la régulation et la restauration du système immunitaire, sur la détoxication, sur la lutte contre les souches microbiennes pathogènes. La phytothérapie et l’aromathérapie proposent des actifs variés capables d’assumer ces effets.

 

 

Christophe Girardin Andreani